Jeudi 24 septembre 2020, suite à l’Assemblée Générale Ordinaire de l’Acodège, le Conseil d’Administration a élu son nouveau Président : Claude Guillet

Il était Vice-Président de l’Acodège depuis juin 2018 et a repris le flambeau transmis par Mme Françoise Gobillot jeudi dernier, M. Claude Guillet répond à nos questions.

M. Guillet, expliquez-nous le parcours qui vous a conduit à la présidence de l’Acodège :

 » J’ai travaillé dans différents secteurs de l’agriculture et de l’industrie et ai occupé des postes à responsabilité avec une préférence pour les périodes professionnelles orientées sur des projets. Depuis le début de ma retraite, je me suis investi dans le milieu du social, du médico-social et dans celui du sport. Durant ma vie, jusqu’à présent, j’ai été épargné par les difficultés que représente, dans une famille, l’accompagnement de personnes vulnérables. Cependant, comme tous, j’ai pu voir dans mon entourage immédiat à quel point une vie d’adulte pouvait être totalement dirigée par le soutien aux proches porteurs de handicap. Je suis frappé aussi par l’injustice que représente pour un jeune le fait de venir au monde dans une famille en difficultés, qui ne pourra pas l’aider à prendre sa place dans la société. C’est donc bien naturellement que j’ai décidé d’apporter ma contribution pour soutenir les familles et les personnes accompagnées en pensant que mes expériences professionnelles seraient utiles. J’ai rejoint d’abord l’association Icare la Bergerie qui accueille des personnes atteintes de troubles psychiques et ensuite l’Acodège.

L’Acodège a réalisé ces dernières années un grand pas dans la qualité de son fonctionnement associatif. La gouvernance est bien installée et joue son rôle. Elle ne demande qu’à exprimer ses ambitions et à travailler les questions concrètes à savoir les « quoi » et les « pourquoi » en respectant le « comment » décrit dans le projet associatif. Merci à notre ex-présidente Françoise Gobillot qui, à la tâche, ne s’est pas départie de son obstination morvandelle et qui nous laisse un bel héritage. »

A votre avis, quels principaux enjeux  l’Acodège devra-t-elle relever dans les prochaines années ?

« J’ai le souhait que l’Acodège continue sur sa lancée et devienne un lieu permanent de recherche appliquée dans la démarche inclusive. Qu’elle continue d’éclairer ses pratiques avec un positionnement déontologique pragmatique. Qu’elle soit toujours à l’écoute des familles du secteur du handicap et aussi des familles du secteur social. Qu’elle intègre les personnes accompagnées dans ses instances.  Qu’elle continue de défendre ses dossiers avec rigueur et sans crainte des analyses factuelles chiffrées sur tous les plans.

Je suis conscient qu’il y a des sujets lourds : les listes d’attente impressionnantes parfois, le besoin sans cesse exprimé par les financeurs de réduire les coûts, la difficulté d’accueillir des personnes atteintes de troubles psychiques dans des dispositifs non prévus pour cela, la prise en compte du vieillissement des personnes en situation de handicap et d’autres sujets encore. L’Acodège continuera de faire face avec l’engagement et le professionnalisme de ses personnels exercés dans le cadre politique tracé par la gouvernance ».